Pourquoi t'es coach ?

Je n'ai pas choisi ce métier. C'est lui qui s'est imposé à moi, presque...sournoisement.

Accompagner les personnes en difficulté, aider les autres à se sentir mieux, transmettre ce que j'ai appris et qui fonctionne, je le fais depuis toujours.

Même petite, dans la cour de l'école, je refilais mes astuces pour gagner aux billes ! J'aime partager c'est tout !

J'ai 46 ans et plus que jamais je me sens profondément coach, celle qui vous tient la main sur le chemin de votre vie personnelle ou professionnelle. C'est vous qui décidez quand lâcher, quand vous vous sentez suffisamment solide pour continuer la route sans moi. Et à ce moment là, mon bonheur est immense, j'ai le sentiment du travail accompli.

Etre coach pour moi c'est chercher en permanence la meilleure manière d'atteindre un objectif.

Je me vois comme un fil d'ariane qu'il suffit de suivre pour se sentir mieux. Et ce métier, je sais que je le fais bien, je le sens au fond de moi et je le vois dans les yeux, dans la vie de toutes les personnes que j'ai accompagnées, je l'entends, je le lis dans leurs témoignages, je le ressens à travers leurs émotions.

J'adore mon job oui !

Alors ok, comment est-ce que l'on devient coach ? On fait des formations, on passe des certif' pour être crédible, reconnu, tout ça. On apprend à poser des questions, à être créatif, à respecter le libre arbitre, oui tout cela est très bien.

Pour ma part, je me rends compte aujourd'hui que l'on ne devient pas coach par hasard et que les coachs les plus efficaces, les plus pertinents et les plus recherchés, ont tout un point commun...une vie de M...Ils ont traversé des épreuves qui les obligent à chercher des solutions pour maintenir coûte que coûte un certain niveau de bien-être et ça...c'est la matière que j'utilise chaque jour pour avancer et accompagner.

La véritable empathie ne s'apprend pas, elle s'expérimente, se développe au travers de nos expériences de vie, de nos émotions, de nos ressentis et plus on traverse de difficultés plus notre niveau de sensibilité s'élève et nous rend à chaque fois meilleur encore dans l'exercice de notre métier.

Cela revient à dire que chaque obstacle, chaque embûche devient une opportunité supplémentaire, d'apprendre, de m'améliorer et donc de transmettre encore davantage, d'aider encore mieux de nouvelles personnes.

Mon envie d'aider est arrivée très tôt dans ma vie, je voulais sauver ma maman de ses démons intérieurs, de ses paradis artificiels et cette quête à guidé bon nombre de mes pas pendant une bonne trentaine d'années...en vain.

Je n'ai pas réussi à sauver ma maman de ses peurs, de ses croyances erronées et ô combien limitantes, de ses tentatives d'auto-destruction, ce sera l'un des plus grands échecs de ma vie. Trop occupée à sortir de son impasse, ma mère qui certainement m'aimait ne m'a pas vue telle que j'étais, je me suis sentie rejetée de très nombreuses fois et j'ai fait ma 1ère fugue à 7 ans. Je ne voulais qu'une seule chose à ce moment là, qu'elle me retrouve et me serre dans ses bras. Elle m'a retrouvée, m'a giflée et m'a punie. Je n'ai pas compris alors que c'est sa peur qui parlait et son amour pour moi.

A la seconde fugue, j'ai changé de stratégie, j'ai couru vers mon papa afin qu'il me "sauve" mais il n'était pas là...je me suis sentie seule et abandonnée, anéantie.

J'ai compris bien plus tard l'impact des blessures de l'enfance: le rejet et l'abandon combinés me destinaient à un parcours de vie fait de solitude, de rejets et d'échecs afin que j'apprenne à m'en libèrer, enfin...J'ai bien avancé et j'ai encore beaucoup à apprendre sur ce sujet et je sais aujourd'hui que nous sommes bien plus fort que ce que nous imaginons.

A force de fugues et de rebellion, j'ai provoqué une certaine forme de violence, la maltraitance d'une mère, l'indifférence d'un père, la jalousie, la discrimination, la manipulation, des agressions, de la violence physique...j'ai également échappé à la mort à plusieurs reprises.

Alors oui, j'ai perdu beaucoup à partir de ce moment-là. J'ai perdu la confiance en moi et dans les autres. J'ai développé des stratégies de survie pour réussir à être aimée quitte à ne pas être tout à fait moi-même Je me suis détestée, haïe et j'ai souvent voulu que tout s'arrête car cela me semblait plus facile J'ai longtemps cherché ce qui clochait chez moi et quand on cherche bien, on finit toujours par trouver.

Je me suis mariée, deux fois, j'ai crû aimer et être aimée...là encore j'ai cherché un prince charmant de contes de fées et je me suis trompée. Je ne cherchais pas au bon endroit.

J'ai voulu des enfants, beaucoup, pour me remplir d'amour et construire une famille sur d'autres bases que celles qui avaient été miennes. J'ai mené ce combat pendant dix ans et j'ai alors expérimenté l'espoir, la persévérance, la déception, la douleur, j'ai exploré toutes mes émotions dans ce fameux ascenseur émotionnel et là encore j'ai recherché le moyen que tout s'arrête pour ne plus rien ressentir, d'une façon ou d'une autre...

Il y a quelques années, je me suis sentie comme un boxeur, K.O, les deux genoux à terre, proche de la fin...Et puis non...la résilience.

J'ai testé, éprouvé toutes les méthodes, les outils de coaching, les techniques, les astuces de développement personnel et je m'en suis relevée.

Aujourd'hui plus que jamais ma vocation est d'accompagner toutes les personnes qui le souhaitent à sortir de l'ornière et leur permettre d'aller vers le mieux-être, le bonheur car il existe; je le vis désormais à chaque instant...

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