Le vilain petit canard

Certaines blessures ne se voient pas mais font souffrir terriblement, ce sont les blessures émotionnelles.

C'est Wilhelm Reich, psychologue autrichien puis John Pierrakos, psychiatre américain qui grâce à leurs travaux de recherche ont identifié les blessures émotionnelles.

Il en existe 5: la Trahison, le Rejet, l'Abandon, l'Humiliation, l'Injustice et nous naissons tous avec l'une ou plusieurs d'entre elles.

Il est possible de guérir sa/ ses blessures, en voici la preuve en histoire...

Cette histoire, c’est celle de Salomé qui s'est d’abord sentie rejetée par sa maman puis abandonnée par son père.

Salomé dont le parcours de vie a confirmé ses ressentis et ravivé ses blessures invisibles aux yeux des autres.

Un jour d’hiver, Salomé a même pensé en finir, pour de bon, pour que tout s'arrête,...enfin.

Mais Salomé a fait un autre choix, celui de se battre pour s'en sortir...seule et vaincre ses plus grandes peurs.

Se sentir non désirée

Depuis toute petite, Salomé souffre. Sa maman " voulait un garçon" si bien qu'à sa naissance, la maman de Salomé pleure de déception. Salomé a entendu cela toute sa vie de la bouche de sa mère, comment alors se sentir accueillie, désirée, aimée ?

C'est là que la blessure de rejet a pris racine, venant toucher avec force l'estime de soi, l'amour de soi et la confiance en soi de cette petite fille.

La personne touchée par la blessure de rejet se sent seule, tout le temps, partout même avec les autres et surtout au milieu des autres qui semblent tellement plus à l’aise, tellement plus joyeux, tellement plus tout ; paradoxalement, elle redoute la solitude car être seule équivaut selon elle à mourir.

Son pire cauchemar est l'indifférence, elle pense qu'elle est invisible aux yeux des autres, qu’elle n’est pas assez bien.Très souvent, elle fuit dans son monde imaginaire; Salomé s'y construit de nombreuses histoires, y rêve sa vie ou imagine les pires catastrophes.

Salomé a du mal à trouver sa place et se sent toujours un petit peu en décalage des autres, Salomé n'est jamais tout à fait certaine d'avoir la bonne attitude, que ce qu'elle a à dire est suffisamment intéressant pour qu'on l'écoute, qu'on la regarde, qu’elle se sente exister.

Elle finit par croire qu’elle doit faire plus, beaucoup plus et surtout mieux que les autres pour devenir digne d’intérêt.

Abandonnée...

Salomé vit son sentiment de rejet au plus profond d'elle même et un soir, après une dispute avec sa maman, Salomé se retrouve seule dans le couloir, dans le noir à supplier sa maman de lui ouvrir la porte de sa chambre. Mais la porte reste fermée, Salomé supplie, en larmes, hurle, tambourine, ...et puis soudain la porte s'ouvre...enfin. Sa maman sort de la chambre portant le chat dans ses bras et passe à côté de Salomé sans même un regard.

Salomé est abasourdie, elle se sent invisible, sans intérêt. Ce jour là elle écrira dans son journal intime : «  c’est confirmé, je ne suis pas aimable au sens propre du terme ».

Salomé a 7 ans.

Alors, pour « survivre » Salomé se tourne vers son papa. Malheureusement, à cette époque là, son père vient de mettre la clé sous la porte de son entreprise et pour éponger les dettes familliales, il trouve un emploi de chauffeur routier qui l’amène à partir toute la semaine. Il se rend bien compte en rentrant le week-end que quelquechose ne va pas mais parce qu’il se sent fatigué, qu’il ne sait pas comment faire et qu’il préfère la paix au conflit. Le papa de Salomé ne fera rien pour arranger la situation et même s’il lui avait dit qu’il l’aimait, cela n’aurait pas guéri la blessure de rejet de sa fille.

Néanmoins, Salomé n’a pas reçu l’attention démesurée qu’elle attendait de son papa, ni son soutien, ni son approbation ; elle s’est alors sentie abandonnée.

A ce moment là, se combinent alors les deux blessures de rejet et d’abandon.

Longtemps encore, Salomé se sentira fréquemment déstabilisée, en vide affectif et tentera de combler ce manque par tous les moyens, malheureusement et inconsciemment trop souvent, avec des personnes qui portent ce même vide en elles. Le cercle vicieux se perpétue. Un besoin de se sentir exister à travers l’autre, de se faire reconnaître à tout prix est sous-jacent. Devenue hypersensible, elle se demandera sans cesse « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?, qu’est ce qui cloche chez moi ? » et pour y répondre cherchera comment devenir toujours une encore meilleure personne.

Salomé ne se sent pas méritante et restera souvent accrochée à des situations affectives illusoires.

Cela semble si facile pour les autres d’avoir un amoureux, mais pas pour Salomé. Elle préfère se cacher des garçons et se dit que jamais elle n’oserait demander à l’un d’entre eux s’il voulait bien sortir avec elle...finalement, un jour elle se lance mais le refus du jeune ado, renforcera encore un peu plus la croyance de Salomé: " je ne suis pas assez bien".

Sa capacité à se laisser aimer est déficiente même si c’est son grand désir. Salomé donnera beaucoup, acceptera même de se laisser maltraiter, elle de la difficulté à recevoir persuadée qu’elle doit en faire toujours plus pour mériter un regard.

L’approbation des autres la sécurise. Les personnes qui comme Salomé vivent avec la blessure de rejet et/ ou d’abandon se dévalorisent en permanence, n’ont pas conscience de leur valeur, pensent qu’elles ne servent à rien, qu’elles sont inutiles et se sentent obligées d’en faire beaucoup plus que les autres pour compenser leur manque d’intérêt.

Aussi, lorsqu’un homme lui sourit enfin, Salomé se dit qu’elle a drôlement de la chance et qu’elle doit faire bien attention de ne pas perdre ce trésor. Pour une fois que le oui remplace le non, Salomé expérimente l’acceptation, le non rejet et c’est alors que juste après arrive la peur de l’abandon...

Salomé s’est mariée deux fois, a divorcé deux fois et deux fois s’est sentie abandonnée, rejetée. Ces deux séparations ont créé un mélange explosif de ses deux blessures, venant confirmer à l’âge adulte ses croyances d’enfant.

On peut s’en sortir, Salomé a réussi !

Salomé, c'est moi. Cette histoire est mon histoire.

Aujourd'hui, j'accompagne mes clients sur le chemin de  la libération émotionnelle depuis plus de 15 ans en tant que coach et thérapeute. Ce n’est pas par hasard si je fais ce métier ; j’ai cherché comment guérir de mes blessures pour continuer à avancer en me servant de ma propre histoire comme laboratoire puis j’ai mis au service des personnes qui me font confiance tout ce qui m’a aidé à me sortir de l’emprise de mes démons.

J’ai écris ces lignes sans verser une seule larme. Mes blessures sont là, toutes les deux mais elles sont cicatrisées. Je n’ai plus mal.

Je m’en suis rendue compte dernièrement lorsque face à un non, je ne me suis pas sentie rejetée. J’ai ressenti de la déception oui, de la tristesse même que cette relation ne puisse pas naître mais je me suis rendue compte que ce non ne changeait pas la personne que je suis, le non ne m’enlevait rien.

La recette magique

  • La 1ère étape est de prendre conscience de la présence de notre blessure car au début on ne sait pas que l’on est blessé : on ressent de l’injustice, on se sent rejeté, abandonné, trahi, humilié et on pense que notre point de vue est vrai. On ne se rend pas compte que l’on vit notre vie au travers du filtre déformant de notre blessure.
  • La 2ème étape est d’observer nos réactions en situation comme si on observait une autre personne sans se juger : c’est un constat, une simple observation surtout pas de critique sur soi !
  • La 3ème chose à faire est de devenir attentif à notre petite voix intérieure, sorte de petit démon qui vient nous saper le moral à chaque fois : "tu vois tu es vraiment trop nul, trop moche, trop banal..." Au lieu de cela, il faut se parler comme on le ferait pour remonter le moral de notre meilleur ami.
  • La 4ème étape est de se combler d’amour : l’amour de soi. S’aimer, ce n’est pas être égoîste c’est répondre nous même à nos propres besoins sans attendre que les autres le fassent. Ainsi on devient autonome, on sort de la dépendance affective et on a alors moins d’attentes envers les autres. En s’aimant soi, pleinement, l’autre devient le plus, la cerise sur le gâteau ;-)
  • La 5ème étape c’est porter un juste regard sur soi en reconnaissant ses qualités car c’est en elles que nous pouvons puiser notre énergie et c’est grâce à elles que l’on se rend compte que l’autre n’a pas le pouvoir de changer qui nous sommes.
  • La 6ème étape c’est avoir des projets et avancer, faire des choses nouvelles et rencontrer de nouvelles personnes ; constater que parfois l’on nous accepte tel que l’on est et même que l’on nous aime sans que nous ayons à faire quoi que ce soit pour cela. Constater aussi que l’on ne plait pas à tout le monde et que ce n’est pas grave, qu’un refus n’est qu’un refus et que cela ne nous enlève rien.

Je vous souhaite de vous aimer si fort que l'amour inconditionnel déborde de votre coeur, que vous deveniez un diffuseur d'amour qui contamine tout votre entourage.

Et si vous aviez besoin que l'on vous tienne la main sur ce chemin, prenons RDV !

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